mardi 4 septembre 2007

Une autre politique

J'aimerais vous parler de ma vision de la politique.

Bon, à la base, quel est le but des élections, qu'est-ce que la politique, en démocratie?

Pour moi, c'est un schéma plutôt simple: les gens ont des idées différentes mais pas uniques: il y a certaines tendance politiques, ce qu'on désignerait communément par le centre, la gauche et la droite, et les extrêmes.
On désigne, parmi le peuple, des gens compétents pour incarner ces mouvements idéologiques. Ces personnes se présentent, présentent leur vision des choses.
Lorsque l'on va voter, on vote pour la personne qui colle le plus à notre propre vision des choses.
Ainsi, après le scrutin, on obtient une chambre, un parlement,... disons une assemblée de personnes, une assemblée représentative des différentes idées, et selon l'abondance de ces idées, cette abondance se marquant par un nombre plus ou moins élevé du nombre de représentants de tel ou tel mouvement idéologique.
Lors des décisions politiques, on peut donc consulter l'assemblée puisqu'elle constitue une bonne approximation de l'abondance des différents points de vue du peuple.

Malheureusement cette manière de considérer la politique en démocratie a bien changé. Les partis politiques ne veulent plus défendre leurs idées mais rallier le plus de monde possible à leur parti. Peu importe de ce que les partis pensent, ils se contentent de dire ce qui fera que les gens voteront pour eux plutôt que pour un autre « adversaire » politique.Ils lavent tous plus blanc que blanc, quoi.
J'imagine que c'est pour que les membres du parti puissent plus agréablement asseoir leur carrière politique, leur job. Ils ne s'investissent plus en politique pour incarner un courant d'idées mais pour l'aspect financier.
Dommage. Dommageable pour le peuple.
Ainsi, ils passent leur temps, lors des débats, à critiquer leurs adversaires au lieu de débattre sur des problèmes de fond. A repousser au prochain mandat des problèmes cuisants du présent. A tenir des discours simplistes et aguicheurs au lieu de conscientiser les gens sur la complexité voire l'insolubilité des solutions. A ne s'intéresser qu'aux préoccupations du peuple qui sont « à la mode » au lieu de voir dans le long terme. L'écologie est la préoccupation à la mode.

Tous? Non, pas tous. Un village d'irréductibles politiciens engagés défendant envers et contre tous leurs idées, leurs idées pour le peuple et non pour leur carrière: les Ecolo.

Ah oui, ça fait rire. Ils nous barratinent le même discourt depuis 20 ans à propos de l'écologie – discourt repris à présent par les autres partis, parce que c'est à la mode, l'écologie, ça fait bien, voyez-vous, ça rapporte des voies - , mais pas seulement: aussi à propos de l'éducation, de l'importance des acquis sociaux, de la culture, d'une autre économie; d'un alter-mondialisme. Ecolo a toujours choisi de défendre les vrais problèmes de fond, de favoriser une explication complète aux discours simplistes. D'interpeler au lieu de rassurer. De conscientiser au lieu de sourire pour amasser les voies.

Qui pourrait croire ces partis qui, tout en tenant un discourt sur l'écologie dont il ne connaissent rien, font un concours de celui qui collera le plus grand nombre d'affiches électorales, avec des équipes qui se relayent pour coller par dessus les affiches des autres partis et ce tous les quarts d'heure? Que de gaspillage ! On ne peut pas dire qu'ils soient très en accord avec leurs discours écologiques...

On en arrive à la même conclusion en ce qui concerne le problème du chômage. Là où Ecolo étudie un problème complexe, d'autres partis annoncent sans peur 200 000 nouveaux emplois ! Tout comme Yves Rocher vous annonce -20 ans en utilisant leurs produits !

La politique ce n'est pas vendre un produit à des gens crédules, c'est gérer l'avenir d'un pays en agissant aujourd'hui. Et ça bien peu de gens l'ont compris. Et bien peu de politiciens veulent en entendre parler.

Aucun commentaire: